samedi 24 avril 2010

Deux pays, deux îles

Après la ville, la montagne et la jungle, nous nous accordons une pause-plage bien méritée. Ca fait quand même trois semaines qui nous avons quitté la mer et trop c'est trop ! Direction l'île de Pulau Tioman en pleine mer de Chine méridionale. Une très belle étape de quelques jours avant de rejoindre la cité-état de Singapour.


Pour rejoindre Tioman, petit bijou classé parmi les 10 plus belles îles du monde par le magazine Times dans les années 70, nous traversons la Malaisie d'ouest en est. Avant un dernier trajet en ferry, c'est en bus que nous progressons. Pour ce qui est du nom de la compagnie, nous n'avions pas le choix.

Après 20 minutes de 4x4 en pleine jungle, nous installons enfin nos bureaux au Paradise Point, charmante pension de Juara, petit village de la côte est de l'île.

Au menu :

1°/ Admirer la vue depuis notre bungalow, à quelque 10 mètres de l'eau.

(Ca c'est notre bungalow).

2°/ Guetter les chutes de noix de coco depuis son hamac : rien de pire qu'un méchant cocard pour abîmer son bronzage.

(Là, un des cocotiers incriminés).

3°/ Ne pas louper l'heure de l'apéro. Sur le sable : Hoegarden bien fraîche et chips. Dans le ciel : ballet de chauve-souris et vols de lucioles, les premières de sa vie pour Benoît. Emotion.



4°/ Observer les jeux des petits locaux, cerf-volant en main, à qui le ferait voler le plus haut pour nous impressionner.

Et puis nager des heures, traquer les poissons multicolores au milieu des coraux rose et vert, marcher sur le sable brûlant, dévorer Balzac (et ouais) et Stephen King, contempler l'horizon. Et puis, surtout, savourer la cuisine de notre guest house, sans aucun doute la meilleure du voyage : poisson grillé à la noix de coco, porridge à la noix de coco, curry à la noix de coco, pancake à la noix de coco...

C'est en pleine forme que nous quittons la Malaisie pour rejoindre Singapour où nous attend un vol pour l'Indonésie. Et il fallait l'avoir la forme pour atteindre Singapour. Nous avons en effet vécu là notre passage de frontière le plus éprouvant du voyage : absence totale d''indications côté malais et des heures d'attente côté singapourien tant pour les formalités de douane que pour rejoindre la ville, après un trajet en bus interminable avec visite de l'intégralité des faubourgs de cette île -cité-état. Au total : quatre heures pour franchir les 1 038 mètres qui séparent la Malaisie de Singapour, pays le plus "moderne" du voyage...

Nous posons nos sacs dans le quartier de Colonial District où persiste des signes du régime colonial britannique qui pris fin en 1942. Ici le concierge du Raffles Hotel dont la chambre la moins chère est juste à ... 750 dollars singapouriens, soit 400 euros. Hors budget !

Petite île de 699 kms carrés et 5 millions d'habitants, Singapour se devait de faire preuve d'ingéniosité pour caser tous ses citoyens. C'est sur la mer que son regard et ses tracto-pelles se sont portés : ici un gigantesque hôtel-casino surgi de l'océan.

Que dire de Singapour ? Le coût élevé de la vie nous a malheureusement obligés à dormir 2 jours dans une des pires chambres du voyage : deux lits superposés dans une cellule de 3 mètres sur 2 sans fenêtre qui ne dépareillerait pas à Fleury-Mérogis. Donc on a bien aimé "la Suisse de l'Asie" mais on était quand même bien contents de partir (Benoît s'est chargé de conduire le métro). On reviendra quand on sera vieux et riches !

Au clinquant aéroport de Singapour, nous prenons donc un vol Air Asia pour Yogyakarta, coeur historique de Java. Vous l'aurez compris, nous nous apprêtons à découvrir l'Indonésie, plus grand pays musulman au monde (220 millions d'habitants). Et, comme vous le verrez bientôt, c'est très différent de ce que nous avions vécu jusque là...

1 commentaire:

  1. Beaucoup aimé la série de photos des enfants aux cerfs-volant : la sérénité, le calme, prendre le temps de regarder.... rien de tel dans la vie.... c'est d'ailleus une de mes occupations préférées !
    Bises.

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