samedi 20 mars 2010

Nord Thaïlande - Malaisie en quinze jours chrono

Perchés tout en haut du royaume de Siam, nous avons entamé notre descente pour gagner Bali début mai. Premier gros morceau, rejoindre la Malaisie via Bangkok et les plages du sud thaïlandais. Le détour birman effectué (voir épisode précédent), on a donc piqué une tête dans la mer d'Andaman puis fait une bise à la jungle avant de dire au revoir aux Thaïs. On les revoit fin mai pour prendre l'avion du retour depuis Bangkok.




Début mars, nous voilà donc à Kho Payam, petite île conseillée par un Américain rencontré au Laos. Vous suivez ?

Pour vous donner une idée, Kho Payam se trouve au large des côtes birmanes, dans la partie de l'isthme où le blanc rejoint le vert.






Pour y arriver, on a pris le train thaï. Comme d'habitude, il était en retard. Et comme d'habitude, Fanny était suivie par cet espion pas très discret.



Ce train, on l'a pris depuis Bangkok où on a passé une délicieuse soirée à siroter une bière (une pour 2 vu les prix) au sommet du Lebua Hotel, un des palaces de la ville.



Mais revenons à nos poissons. Kho Payam donc. On a passé trois nuits dans ce sympathique cabanon. Trois nuits agréables même malgré la chaleur et les fourmis.



Afin de se délasser, quoi de mieux que de regarder les autres travailler ? Ce pêcheur et son copain ont eu la gentillesse de nous divertir.


Mais l'inaction ça va un moment. Reposés et assoiffés d'aventures, on s'est "jetée" dans un bateau pour regagner le continent. Et toujours cet espion...


Le sud, c'est le moment où on a commencé à voir les 5% de musumans thaïlandais. Comme vous pouvez le voir ici (notez la photo de bonze en haut), près de la frontière birmane, ça cohabite gentiment. En revanche, près de la frontière malaise du sud-est, ça se passe moins bien. Depuis 2004, les heurts islamo-bouddhiques ont fait près de 2 000 morts dans cette partie de la Thaïlande. Trois bouddhistes s'étant fait brûler vifs juste avant notre arrivée en Malaisie, on a d'ailleurs prudemment choisi d'entrer dans ce pays par le sud-ouest thaï. En Malaisie, c'est beaucoup plus calme, ne vous inquiétez pas.



Avant de quitter le pays, on s'est offerts notre deuxième parc thaï. Khao Sok est une forêt tropicale primaire qui serait plus vieille que celles d'Amazonie ou d'Afrique centrale. Elle compte nombre d'espèces rares. Par exemple, nous, on y a trouvé des Parisiens sympas (BEATRICE ET COME, SI VOUS LISEZ CES LIGNES LE MAIL C'EST franquebalme@gmail.com !).



Trop chatouilleux, on a pas tenté le massage du pied. La zone 8 était pourtant tentante.



Allez, une petite anecdote. En passant sous une souche identique, Benoît s'est fait attaquer par une fleur ventouse. Elle s'est accrochée à son bras quelques secondes avant de de se "déventouser" en laissant une sorte de tique à l'intérieur. On l'a retirée et depuis tout va bien. Pour l'instant en tous cas.


En revanche, Fanny a su dompter la nature pour faire de cette feuille un bel éventail.


Elle savait qu'il y avait un trou...


...mais elle ne le lui a pas dit.


Sortis vivants de Khao Sok, on a retrouvés l'île de Kho Jam découverte lors de notre voyage d'avril 2009. A côté de F, voici Valérie, la patronne bretonne. Elle est très sympa et vit ici avec son mari thaï et leurs enfants.


Deux mois ont passé depuis notre arrivée en Thaïlande et on se retrouve déjà devant notre dernier crépuscule siamois. Une Singha fraîche à la main, on en aurait presque essuyé une larme.







Mais foin de nostalgie, voilà que se profile la Malaisie, cinquième pays du périple et terre ô combien mystérieuse. Après quatre mois de cavalcade, nous ne sommes pas au bout de nos surprises...

4 commentaires:

  1. Juste pour vous dire que j'ai tout lu avec beaucoup d'intérêt, mais je laisse les autres s'exercer au commentaire pour l'instant ! Nous préparons l'arrivée des franciliens. Bises à tous les deux.

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  2. Il faut effectivement faire très attention aux fleurs ventouses et se réjouir que celle qui a attaqué Benoît n'ait ventousé que son bras.
    Parce que si c'avait été à un autre endroit (le nez, l'oeil, ou que sais-je) c'aurait pu être très douloureux au niveau de la déventousation, et probablement assez dévastateur.
    Merci de me faire rire.
    Bisous.
    kiki

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  3. Salut les voyageurs !

    Même établie devant un jug de Tiger, une promesse est une promesse... Génial ce blog ! J'y retrouve l'humour qui m'a bien plu chez vous ! Et cet humour, en voyage, cette distance par rapport aux évènements auxquels on est confrontés, ce regard critique, vous en usez a merveille. C'est un régal de vous lire ! On se suit pour la suite ;) YON

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