Voilà, l'Ijen refermant la page volcans du voyage, nous fonçons maintenant vers Bali pour finir notre périple...
jeudi 20 mai 2010
Où y'a d'l'Ijen y a du plaisir
Après le Bromo et son cratère lunaire, nous continuons notre exploration des volcans indonésiens encore plus à l'est. Après un départ à 4 h du matin de la ville de Bondowoso, nous commençons notre ascension de l'Ijen à 7 h.
Au pied du volcan nous rencontrons Anton, jeune porteur natif de la région. Sans que nous le lui demandions, il nous accompagnera tout au long de l'ascension, nous parlant de Nicolas Hulot venu tourner un reportage sur ces forçats du volcan quelques années auparavant.

C'est une ascension facile d'une grosse heure pour atteindre le sommet à 1559 mètres.
En s'approchant du sommet, une brume de soufre envahit le paysage. Selon le sens du vent, elle nous arrive dans le nez, ce qui nous force à appliquer un linge mouillé sur nos beaux visages bronzés.
Sur les épaules de ce porteur, 80 kilos de soufre solidifié. Il est plus petit que moi mais, quand j'ai voulu porter son panier, je n'y suis pas arrivé. N'est pas haltérophile qui veut.

A l'état gazeux sous terre, le soufre se soldifie et devient jaune en entrant en contact avec l'air libre.
Le lac qui repose dans le cratère de l'Ijen est le lac de volcan le plus acide au monde. Malgré sa belle couleur, il n'est pas recommandé de se baigner dans ses eaux tièdes. Elles se déversent naturellement au-dessus du rebord du cratère en formant une rivière acide dont les eaux sont utilisées pour l'irrigation, notamment de caféiers très nombreux tout autour.
Après avoir hésité, nous descendons dans le cratère...
Les porteurs locaux effectuent deux à trois allers-retours par jour pour une poignée de roupies. La première partie du trajet - ascension du cratère avec la charge - est la plus pénible. Certains de ces gars ont quand même la soixantaine.
Etonnamment, il paraît que les porteurs ont peu de problèmes de santé liés au soufre.



Malgré l'insistance du porteur qui nous accompagnait - il espérait un pourboire - nous rebroussons chemin avant d'atteindre le lac. La perspective de traverser un énorme nuage de soufre avant d'atteindre le gisement ne nous enthousiasmait guère.
Ces deux Hollandais là ont fait le trek avec nous. Ils font un tour d'Asie. Sans billet retour.

Sans être Palavas-les-Flots, le trek de l'Ijen est assez prisé. On a même croisé un couple de retraités de Martigues !
Sachez que ce soufre se retrouve chez vous sous forme de poudre à canon, batteries, engrais, allumettes, insecticides, laxatifs et feux d'artifice (note de l'auteur : aucun rapport cause- conséquence entre ces deux derniers éléments).
Voilà, l'Ijen refermant la page volcans du voyage, nous fonçons maintenant vers Bali pour finir notre périple...
Voilà, l'Ijen refermant la page volcans du voyage, nous fonçons maintenant vers Bali pour finir notre périple...
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