jeudi 11 mars 2010

Mae Hong Son, my love song

Oubliée la ville, pendant dix jours, nous prenons le frais à la montagne. Nous sommes à l'extrême nord-ouest du pays dans la province de Mae Hong Son à l'ouest de Chiang Mai. La Birmanie est à quelques kilomètres et ça se sent. Le froid aussi se sent. On monte jusqu'à 1 200 m et la nuit, les couvertures sont impératives. Les locaux appelent cette région "la Suisse de la Thaïlande". On a croisé peu de banquiers. En revanche, on a salué nos premières vaches du voyage. Ca change des buffles !



A l'entrée de la grotte de Tham Lot, un vent frais venu des entrailles de la terre nous cueille. Brrrr...

Avec notre gondolier, nous parcourons les 600 mètres qui séparent les deux entrées de l'immense grotte.


Particularité du lieu, il y a 2 000 ans il servait de cimetière. Aujourd'hui encore, on peut admirer les cercueils de bois de l'époque. Pas là, ça c'est juste notre barque.

Nichées dans le plafond, des millions de chauve-souris et hirondelles menaçaient de nous ensevelir sous leurs déjections. On l'a échappé belle.


Après Tham Lot, nous voilà à Mae La-Na, encerclés par les montagnes et face à un pré où paissent les vaches.


"Qui n'a jamais grimpé, n'est jamais tombé". Philosophes ces montagnards. Ici, en plus des Thaï, on trouve des Birmans exilés et plusieurs ethnies : Hmongs, Shan, Lisu,...Entre eux, ils parlent leurs propres langues. Pour nous ça change pas grand chose, vu qu'on comprend rien.


On vous mentira pas, on s'est pas approchés d'assez près pour savoir ce que porte ce monsieur. Mais c'est joli non ?


A Mae La-Na, nous croisons la jolie Barbara, Chambérienne en goguette. Biz à toi voyageuse !


Pour quitter le village, Fanny a une riche idée : "Et si on se tapait les 6 kilomètres qui mènent à la route principale à pinces avec les sacs ?". En montant les horribles lacets locaux, je l'ai maudite. Et à la fin, je l'ai remerciée, tellement c'était beau.



Dans un temple : "Femmes interdites au-delà de cette limite". C'est vrai que les moines sont gentils. Mais faudrait pas non plus nous les énerver.

Mais que fait la SPA thaï ?


Fanny en compagnie d'une famille hollando-thaï croisée sur un lac. Ils étaient tellement sympas qu'on leur a laissé ce radeau avec lequel on était venus. Ca nous a aussi évité de ramer pour le ramener.

A Ban Ruam Thaï. Un projet soutenu par la reine a permis de développer ce petit hameau en créant le lac artificiel du cliché précédent. Désormais, les Birmans exilés qui le composent cultivent thé, café et légumes là où n'il y avait que du pavot.

Notre hutte étaient à cinq mètres de ces bambous géants. Croyez-le ou non, selon leur proprio, ils ont atteint cette taille en un an.

Leur proprio, justement, le voilà. Mr Hilary a une triste histoire. Il y a trente ans, il a dû quitter sa Birmanie natale où il était enseignant. Depuis, il attend que la junte de Rangoon débarrasse le plancher. C'est terrible à dire mais il risque bien de mourir sans avoir revu son pays. Ca ne l'a pas empêché d'être gentil et souriant avec nous tout au long de notre séjour.


Vu la topographie locale, on a loué un scoot trois jours pour se balader. Rien de bien dangereux si on sait éviter les placides vaches qui traversent sans regarder.

Au bout du bout du pays, le village de Ban Rak Thaï. Il est habité par des Chinois dont les ancêtres étaient membres du Kuomintang - parti nationaliste de Chine - et chassés par les communistes en 1949. L'endroit est très sympa. Si on excepte leur immonde vin de palme qu'on a eu le malheur de goûter. Ca pue en plus.

Autre mauvais souvenir, ce stupide galliforme plus connu sous le nom de coq. En Asie, il nous a pourri plein d'instants de grâce (et de sommeil) en se mettant à chanter n'importe quand. Dire que c'est notre emblème national, la honte.


Avant de nous quitter, un petit message du Kuomintang.

En attendant de vous retrouver, Benoît découvre effaré les derniers soubresauts de l'actu hexagonale.

Le nord disséqué, on a bien mérité de retrouver les plages et la chaleur du sud. Coming soon : du sable, de la sueur et des larmes (parce que l'eau salée ça pique). Biz.


5 commentaires:

  1. Le bon air, de la marche à pied, la récompense de beaux paysages, rien de tel pour se requinquer, si besoin était. Nous vous suivons avec beaucoup d'attention et continuons à voyager avec vous : magnifiques bambous à la croissance vertigineuse et Fanny toujours aussi agile et gracieuse dans ses envolées de danseuse étoile ! Benoit n'a rien à lui envier sur son scooter casqué tel un biker sur les routes du monde ! N'en voulez pas trop à ce coq, il y a pire comme mauvaise rencontre ! Bises et merci pour ce beau reportage.

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  2. Salut les aventuriers
    C'est assez amusant de voir les images différées de ce que vous nous aviez raconté il y a 1 semaine à koh JUM.
    En tous cas bonne continuation à vous deux.Nous continuerons de suivre vos aventures avec intérêt.
    Nous on vient de rentrer,on est en plein décalage horaire...snif

    Jérome et Angélique

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  3. Faut-il que tu sois amoureux pour marcher six kilomètres en montée avec des sacs chargés à mort, mon petit Benoît!
    On continue de vous suivre avec intérêt.
    La bise!
    Igor

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  4. je ne voudrais pas dire mais je pense que le troisième caniche, celui qui s'apprête à passer à l'action, a de l'encre bleue quelque part...
    Toujours un plaisir de vous suivre et l'envie de vous entendre qui commence à poindre..
    Bises

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  5. Coucou,
    on arriiiiiiive ! Moi j'aimerais que vous soyiez toujours en voyage pour continuer à vous lire forever tellement c'est drole, bien écrit, et tout, et tout....

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